thiefPOINTS POSITIFS :

  • De beaux jeux d’ombres
  • Quelques séances décoiffantes
  • Du contenu à revendre
  • Un gameplay qui fonctionne à merveille (se faufiler/voler/s’enfuir) …

POINTS NÉGATIFS :

  • Mais qui ne se renouvelle pas
  • Manque de personnalité : Héros et scénario insipide
  • Chemin trop dirigé
  • IA nulle

Thief revient 10 ans après la dernière aventure de Garrett, le maître-voleur, sur différentes plateformes : Xbox 360, Xbox One, PS3, PS4 et PC. Il ne s’agit ni d’une suite, ni d’un reboot à proprement parler mais plutôt d’un épisode à part à la Dishonored sauce Eidos Montreal (Deus Ex Human Revolution).

C’est dans la Cité, un bourg médiéval dirigé par le Baron, que nous retrouvons Garrett entrain de se remplir les poches d’or. Cette Cité est plongée dans la peur, la pauvreté et la peste. De plus, un évènement tragique impliquera tous les habitants. Sans vous spoil, nous avons peu de détail sur l’histoire, elle passe un peu en coup de vent.

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L’atmosphère étouffante et sale de la Cité est très réussie et accompagnée d’un excellent travail sur le jeu d’ombre et de lumière avec une variété des environnements (bordel, asile, manoir, donjon…).

En revanche, la narration est mal faite : les enjeux dramatiques ne sont pas assez mis en avant, ce qui nous ne donne pas envie de chercher plus loin. Les lacunes techniques gâchent le jeu : chargements longs et intempestifs, bugs nuisant au Game Design (téléportation d’ennemis, ralentissement, collisions aléatoires…). De plus, Garrett manque de charisme et de personnalité.

Le gameplay, peu renouvelé, est divisé en 3 phases : l’infiltration, le vol et la fuite. L’idée, vous vous en doutez, est de se rapprocher de la cible tout en étant le moins visible possible. La patience doit être de mise car le corps à corps n’est pas vraiment la tasse de thé de Garrett. Donc le plus souvent, nous devons faire diversion pour prendre la poudre d’escampette jusqu’au prochain check-point sans trop de difficulté au vue de l’IA peu intelligente.

Pour l’arsenal d’accessoires, nous possédons le strict minimum c’est-à-dire, un arc rétractable capable d’interagir avec différentes flèches (comme l’eau) sur les décors, une matraque et un grappin. Nous avons, en plus, une compétence permettant la surbrillance des éléments clefs de votre parcours. De ce fait, l’aventure est assez scriptée, ce qui ne nous laisse pas le choix d’une méthode bourrine ou discrète. Nous pouvons cependant acheter d’autres accessoires et acquérir des points de concentration afin de débloquer/améliorer les compétences de Garrett (non obligatoire pour avancer dans le jeu).

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En ce qui concerne le son, il faut parfois tendre l’oreille pour entendre les discussions entre les gardes de la Vigile notamment. Les musiques sont assez discrètes, et s’emballent quand le héros est repéré (normal). Le Sound Design est passable car il manque de variété (sauf pour les bouts de verres pouvant trahir votre présence).

Le jeu est composé de 8 segments correspondant à environ 8h maximum. Ajoutons à cela des quêtes secondaire et annexes ; les chasseurs de trophées sont comblés. Nous avons, en plus, des défis de vols chronométrés divisés en 3 familles et sur 3 cartes différentes.

CONCLUSION

J’attendais Thief avec impatience. Il avait toutes les cartes en main pour nous proposer un bon jeu d’infiltration inspiré de Dishonored. Cependant, les nombreuses lacunes empêchent la fluidité de l’aventure du maître voleur. Malgré la richesse des collectibles, le scénario ne donne pas envie, le gameplay tourne en rond et l’IA est bête. Malheureusement, il vaut mieux que Garrett reste dans l’ombre.

Test du jeu effectué sur Xbox One (CD) via un jeu envoyé par l’éditeur.