Vous avez vu la série Lost ? Et bien voici -son- jeu, Dead in Bermuda. Suite à un crash d’avion, 8 survivants se retrouvent sur une île déserte à devoir s’organiser pour survivre et tenter de quitter cet endroit hostile.

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Derrière ce jeu de gestion qui emprunte quelques éléments du jeu de rôle, l’éditeur Plug In Digital et CCCP, une petite équipe de développeurs Français basée à Valenciennes. Les équipes de CCCP n’en sont pas à leur coup d’essai, la structure bien que discrète existe depuis 2005 et s’intéresse principalement aux serious games.

Dead in Bermuda pousse le joueur à devenir le gestionnaire d’un camp de survie. Si au départ il n’y a qu’un avion écrasé qui permet de récupérer quelques ressources, des livres pour apprendre à chercher des nouveaux objets à créer, un atelier de construction et une île à visiter, de nombreux éléments vont rapidement s’ajouter à ce joyeux campement. Chacune des constructions est essentielle à la survie de tout ce petit monde, impossible de passer à côté si vous souhaitez la survie de votre équipe. Le feu permet de réduire la dépression, la canne à pêche de réduire la faim, les outils de récolte d’avoir assez d’eau pour survivre, la zone de repos de réduire la fatigue, etc.

Les survivants en plus d’avoir plusieurs jauges de besoin à surveiller (la faim, la fatigue, la dépression, la maladie et la blessure) sont aussi difficiles et ne se supportent pas tous entre eux. Certaines tâches avancent plus rapidement à deux, voir trois, il faut donc observer à l’avance si la relation entre les individus ne risque pas d’influencer le bon déroulement du travail. Notez aussi que les compétences de chacun sont différentes, jouant ainsi sur la répartition des tâches et l’exploration de l’île. Des points de compétence sont distribués à chaque passage d’un niveau et sont à répartir parmi une importante quantité de compétences disponibles. Pour en savoir plus sur chacun des individus, pensez à faire un tour du côté du feu de camp. Ce dernier permet de débloquer les 5 traits de caractère de chacun des survivants jouant sur la réalisation des tâches et la relation entre les survivants.

Le camp n’est qu’une infime partie de l’île. Les survivants doivent explorer le reste du petit coin de terre pour looter des ressources, objets divers et réaliser des quêtes. Chaque sortie demande à faire des choix qui selon le hasard du jeu risquent de coûter quelques bobos, une augmentation de la fatigue et de la dépression. Les objets divers récoltés sont conservés dans une valise et sont à consommer en cas d’urgence, pour réduire les besoins et augmenter les compétences.

Les éléments à surveiller sont donc :

  • Les jaugs de besoin de l’ensemble des membres de votre équipe.
  • L’eau du camp qui peut être récupérée dans les fruits (une unité d’eau par personne et par jour).
  • La bonne progression de ses recherches et constructions
  • Le feu, indirectement le bois
  • Le bois qui permet de maintenir en bon état les constructions

L’objectif est de faire survivre tout ce petit monde. Toutefois, si un membre du groupe vient à mourir, le jeu ne s’arrête pas et il faudra continuer avec les survivants restants.

Graphiquement il faut apprécier le côté cartoon du jeu et le faible nombre d’animation pour prendre en main Dead in Bermuda. La durée de vie du titre dépend du niveau du joueur et de sa facilité de compréhension et de gestion des éléments à surveiller, au mieux une dizaine d’heures voir un peu plus.

CONCLUSION

La jauge de faim est la plus complexe des données à maintenir. La canne à pêche arrive un poil trop tard dans le jeu et la nourriture en plus de se faire rare, se périme. Les survivants ne se contenteront pas de fruits durant toute la partie. Notez que ces derniers sont d’ailleurs à conserver pour maintenir le niveau d’eau. Le tutoriel de début de partie est très complet et permet une bonne prise en main du titre. Le gameplay tourne en rond, sans profondeur, malgré les quelques phases de conversations entre les survivants. Les données à surveiller sont trop nombreuses au vu de la quantité de mécaniques et de la répétition des actions, on a tendance à se lasser et à passer à côté de certains éléments qui conduiront directement vers la mort de l’ensemble du groupe.

  • Dead In Bermuda pour qui ? Les amoureux des jeux de gestion complexes qui apprécient l’univers graphique cartoon.

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Test du jeu effectué sur PC (version digitale) via un jeu envoyé par l’éditeur.

L’avis des blogueurs et des pros :

  • Indiemag : « Dead in Bermuda est un jeu loin d’être parfait mais reste une aventure agréable à vivre par petites doses. » – lire le test
  • Gamesidestory : « Il ne révolutionne et n’amène rien de nouveau au genre, il propose un peu de « survie grand public » et ses dialogues sont amusants mais un peu cousus de fil blanc. »lire le test
  • Gamingway : « Reste que je trouve le gameplay objectivement bien trop passif et que cela nuit grandement au fun que l’on peut tirer d’un survival/RPG. » 10/20 – lire le test