POINTS POSITIFS :

  • Direction artistique parfaite
  • Quelques mécaniques sympas
  • Scénario poignant
  • Environnement Steampunk
  • Nombre de références, clins d’oeil

POINTS NÉGATIFS :

  • Jeu relativement court
  • Trop de QTE
  • Des coéquipiers niais
  • Trop de passages « spectateur »
 the-order-1886
Éditeur : Sony
Développeur :
 Ready At Dawn
Disponible sur : ico24_PS4amazon_commanderpriceminster_commanderfnac_commandercommander

Présenté lors de l’E3 2013, The Order 1886, disponible exclusivement sur PlayStation 4 a d’abord stupéfait les joueurs de part sa beauté mais, l’engouement est vite retombé seulement quelques jours avant la sortie officielle du jeu. Malgré des leaks de gameplay et une courte démo, Sony et Ready At Dawn ont réussi à garder quasi-secrètement le contenu du jeu d’aventure jusqu’à ce que des petits malins mettent en ligne, avant sa sortie, le gameplay complet du jeu que certains ont fini en 5h30 seulement. Forcément il n’a pas fallu attendre longtemps avant que la presse et les joueurs s’emparent de l’affaire et « troll » le jeu sans même y avoir joué … Comme d’habitude 🙂

Ready At Dawn plus connu pour son portage d’Okami sur Wii, le développement de Daxter sur PSP et de titres de la licence God Of War s’est donc attelé à la lourde tâche de proposer aux joueurs un jeu à la Beyond Two Souls, un « film interactif » inspiré du genre Steampunk et de la légende arthurienne dans un Londres uchronique. Ré-écrire l’histoire des chevaliers de la table et ronde et la transposer dans un univers victorien où les membres de l’Ordre luttent à la fois contre le soulèvement des classes du bas peuple et contre des êtres mi-hommes, mi-loups-garous à l’aide d’armes futuristes.

C’est dans cet univers fantastique que le joueur évolue sous le personnage de Grayson, Sir Galahad, membre loyal de l’Ordre d’une quarantaine d’années. Durant sa quête, tentant de comprendre et de déjouer une conspiration au sein de l’Ordre, Sir Galahad est accompagné de Lady Igraine, jeune chevalier en formation, Sir Perceval son mentor et ami ainsi que le Marquis de Lafayette, apprenti chevalier, de retour des Amériques.

Force et de constater dès les premières minutes que The Order 1886 est aussi beau lors des (trop nombreuses) cinématiques qui encerclent le jeu que durant les séquences in-game. A noter, la qualité de la bande son et principalement du doublage Français, qui colle parfaitement aux personnalités des protagonistes. Ces derniers sont d’ailleurs tout bonnement très réussis, extrêmement réalistes et le charme dégagé par le Marquis de Lafayette opère rapidement (:3). La constitution des nombreuses armes est largement inspirée du genre Steampunk, allant du simple pistolet au complexe fusil permettant de tirer des salves d’électricité ou une fumée qu’il est ensuite possible d’embraser.

Avec toute cette beauté on en oublierait presque le plus important, le gameplay. En passant par-dessus les quelques mécaniques plutôt sympas dont le décrochage des serrures, la focalisation sur des objets lors des recherches et l’utilisation d’un sur-chargeur en électricité pour ouvrir certaines portes, au final, il ne reste pas grand chose. The Order 1886 enchaîne cinématiques, phases de jeu guidée, QTE, séquences d’infiltration et phases de tir. Le découpage du jeu en chapitres s’en trouve totalement bouleversé, The Order 1886 compte 16 chapitres mais certains ne sont que des QTE, que des phases de jeu guidée ou que des cinématiques.

Les « boss » se finissent tout simplement à coups de QTE, il suffit de positionner dans la bonne direction le stick droit afin d’éviter les attaques de votre adversaire et de riposter en appuyant sur la gâchette R2. Certains passages demanderont un peu plus de souplesse et de rapidité mais, la difficulté est minime. Lors des phases d’infiltration et que Grayson ne dispose pas d’une arme pour attaquer, une simple QTE permet, en arrivant par derrière, de mettre à terre un adversaire. Encore faut-il respecter le timing qui apparaît à l’écran sous peine d’être détecté. L’IA est d’ailleurs parfois bizarrement constituée, nos compagnons bien suicidaires ont aussi la fâcheuse tendance à nous suivre bêtement puis à nous bloquer dans un coin ou parfois à avancer bizarrement. Les ennemis tout aussi suicidaires se jettent parfois sur vous, tout comme les Lycans qui partent et retournent exactement du même point.

CONCLUSION

The Order est certes un peu court, il m’a fallu 6h45 environ pour boucler tranquillement l’histoire mais, ne manque pas d’intérêt. Certains voient déjà le jeu comme une démo technique de la PlayStation 4, pour ma part je le vois comme un véritable jeu, à part entière, méritant surement plus d’intérêts que de critiques faciles. On ne peut qu’espérer que Ready At Dawn nous offre une suite (?) d’une aussi bonne qualité visuelle tout en proposant, cette fois, un gameplay à la hauteur de la richesse du scénario et du travail effectué par la direction artistique.

Test du jeu effectué sur PlayStation 4 (version CD) via un jeu envoyé par l’éditeur.

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