POINTS POSITIFS :

  • Sublime en tout point
  • Une BO de qualité
  • La puissance de la relation entre la bête et l’enfant
  • Une histoire somptueuse

POINTS NÉGATIFS :

  • Caméra de merde (oui !)
  • Un Trico parfois frustrant dans ses choix de déplacement
  • Des combats très moyens
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Avec Final Fantasy XV, l’année 2016 s’est soldée sur la sortie de deux titres très attendus. Si le premier est disponible sur plusieurs plateformes, le second est une exclusivité PlayStation 4. The Last Guardian c’est presque dix années à attendre. Après la sortie de Ico et de Shadow of the Colossus, la Team ICO au sein de SCE Japan Studio a lancé en 2007 le développement de cette nouvelle aventure poétique. Annoncé officiellement deux ans plus tard lors de l’E3 pour une sortie prévue en 2011, le jeu d’aventure est finalement repoussé. En 2016 lors de l’E3, Sony confirme la sortie de The Last Guardian en fin d’année, repoussé une fois de plus de deux mois, le garçon et Trico ont fini par débarquer sur console en décembre.

Découvrez l’unboxing de l’édition collector de The Last Guardian.

Une magnifique aventure

L’aventure raconte l’histoire d’un enfant qui se réveille, accompagné d’une gigantesque créature mangeuse d’hommes, blessée et attachée, dans une grotte. Ni la bête, ni l’enfant ne semble avoir une once de souvenirs de ce qui a bien pu se passer. Trico, la bête et l’enfant ne trouveront leur salut qu’en s’entraidant pour sortir de cet espace confiné et des ruines vertigineuses qui l’entourent. En progressant dans cet univers aérien magique qu’ils tenteront de quitter, les deux compères vont, au gré des événements découvrir les raisons de leur présence dans ces lieux.

Somptueux, l’univers de The Last Guardian mêle quelques séquences sombres, à l’intérieur de grandioses constructions et des sublimes passages en extérieur, plus lumineux et plus profonds. Les panoramas offrent une impression de solitude, où en apparence, seul l’enfant et la bête semblent tenter de survivre. Additionné l’univers et sa direction artistique à la magnifique bande originale, le titre embaume le joueur de sa douce influence poétique.

The Last Guardian est une aventure verticale, les retours en arrière sont peu nombreux et lorsqu’ils sont possibles c’est que le joueur n’a pas réellement progressé dans le bon sens. Truffé de petites énigmes, il n’est pas rare de tourner en rond avant de découvrir l’espace où l’enfant doit se glisser, l’interrupteur à activer où le recoin sur lequel monter avec ou sans Trico. Si ce dernier va parfois vous simplifier la tâche et faire progresser le duo de son plein gré; il n’est pas rare lorsque vous aurez la possibilité de commander Trico d’avoir quelques soucis à vous déplacer comme vous le souhaitez. Dans ces cas là soit, il faut légèrement insister soit, c’est que n’avez pas analysé correctement l’environnement et donc vous n’avez pas opté pour le bon chemin.

Techniquement presque parfait

Techniquement au point, The Last Guardian souffre de quelques bémols. Le plus gros reste la caméra qui n’en fait souvent qu’à sa tête et offre quelques jolis écrans noirs, des plans poilus voir carrément dans le cul de Trico. La seconde étant la frustration créée par la longueur que peut prendre certains déplacements. Ordonner à la bête de se déplacer dans un sens et se retrouver dans l’autre sens ou seulement dans la bonne direction après 5 minutes à avoir péniblement donné la même indication devient vite lassant et stressant.

Un gameplay lent et poétique

Seul artefact qui vient véritablement rompre avec les commandes de Trico et le déplacement d’objets, un bouclier. Cet objet permet d’activer une décharge d’énergie venant de la queue de l’animal et de la diriger ou bon vous semble. Le rayon d’énergie permet de briser des objets, des murs endommagés et des barricades. Tout au long de l’aventure il n’est pas rare de se retrouver face à des vitraux qui font peur à Trico. Les pousser, les briser à l’aide d’objets ou du bouclier permet de faire avancer le duo.

Si l’enfant est le seul à pouvoir utiliser le bouclier, Trico a lui la possibilité de réduire en fumé les ennemis. Des sculptures étranges qui s’animent lorsque l’enfant ou la bête s’approchent. L’enfant ne peut que les pousser pour les désorienter, lorsqu’il est embarqué il peut se débattre et s’en libérer après plusieurs secondes sinon, il est emmené de force à travers une porte magique qui signe la fin de l’aventure. Trico, les écrase. Au prix de quelques frayeurs qu’il faudra ensuite calmer. Dans ces moments là, lorsque Trico est présent, le mieux reste de monter sur lui, enlever les lances et de descendre uniquement lorsqu’il a besoin d’être assisté. Les combats manquent parfois de synergie entre les deux protagonistes et il n’est pas rare de laisser Trico faire tout le travail.

CONCLUSION

The Last Guardian ne s’adresse pas à tous les joueurs. Si vous êtes à la recherche d’un titre poétique et d’une rare beauté, vous y trouverez certainement votre compte. Si toutefois vous préférez les jeux plus dynamiques, moins lents, ne comptez pas sur Trico et l’enfant pour vous satisfaire. Techniquement sublime et doté d’une direction artistique propre, The Last Guardian souffre toutefois de sa caméra volage et de la frustration que peut parfois créer Trico lors de ses déplacements. Ces points seront toutefois vite oubliés sur la fin, submergés par la qualité d’écriture du scénario.

  • The Last Guardian pour qui ? Les joueurs à la recherche d’un jeu vidéo de plateforme poétique

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L’avis des blogueurs et des pros :

  • Cooldown : « The Last Guardian n’est pas un geste technique s’efforçant futilement d’atteindre la perfection. » 9,5/10 – lire le test
  • LeMagJeuxHightech: « L’épopée proposée par la Team ICO est une fois de plus chargée d’une émotion et d’une profondeur bouleversante allant jusqu’à arracher au joueur une larme ou deux lorsque le scénario se gâte pour les deux personnages. » 84% – lire le test
  • Gamopat : « Un jeu attendu pendant presque une décennie, une expérience de quelques heures et des marques qui resteront très certainement à vie. » 6/6 – lire le test

Quelques vidéos :

Bande originale :

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