C’était certainement le titre le plus attendu, après Zelda, à la sortie de la Nintendo Switch. Bomberman créé en 1983 par Hudson Soft, racheté en 2012 par Konami commençait à se faire un peu trop discret ces dernières années. Quelques sorties digitalisées et portages mais rien de vraiment transcendant depuis une dizaine d’années si ce n’est les nombreuses versions « likes » par navigateur et massivement multijoueur online.

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Konami a voulu revisiter Bomberman tout en gardant la formule qui a fait le succès de la licence, le joueur pose des bombes pour se frayer un chemin sur une map et évincer ses adversaires. Un jeu d’arcade presque aussi populaire que Tetris ou il faut réagir rapidement fasse aux assauts de ses adversaires. Les nombreux bonus délaissés par les éléments du décor détruits et par les ennemis à terre offrent aux joueurs, la possibilité de réajuster la vitesse de déplacement, de pousser des bombes, de poser plusieurs bombes en même temps, etc.

Les cartes prennent une forme 3D et la caméra du dessus laisse place à une caméra légèrement basse et souvent posée dans un angle. Une mauvaise idée de positionnement qui se confirme dés les premiers pas dans la campagne. Des éléments du décor et des ennemis sont souvent invisibles du fait du mauvais angle de vue. Il n’est donc pas rare de se suicider gratuitement alors qu’on pense être à l’abri des ennemis et de ses propres bombes. Ajoutons à ce problème la jouabilité trop glissante des héros qui oblige le joueur à éviter les bonus de vitesse afin de garder un minimum de contrôle sur son personnage.

Une campagne illusoire

La campagne viendra alourdir les points négatifs liés à ce nouvel épisode. Trop difficile et ce même en choisissant le niveau de difficulté le plus bas (depuis Konami semble avoir réajusté la difficulté du titre à travers un patch). Heureusement les divers univers et les idées de réalisation des niveaux sont plutôt bonnes et surtout les boss sont vraiment très bien pensés.

Un multijoueur local qui sauve les meubles

Seul véritable porte de secours du jeu, le multijoueur local. En ligne c’est sympa, sans plus, d’affronter des joueurs qu’on ne connait pas mais, en local, plus on est nombreux derrière l’écran et plus le titre devient fun. Mais, on a pas tous 7 potes motivés et surtout 7 joycons pour se faire un petit Bomberman.

Un contenu trop pauvre

Le contenu est là aussi trop limité et surtout trop peu accessible. Il faudra gagner des pièces de jeu via les batailles pour acheter des nouveaux personnages, niveaux et accessoires afin de personnaliser ses héros. Sauf que vous démarrez le jeu avec un bonus de pièces que vous allez très rapidement utiliser afin d’acheter des vies pour finir la campagne. De plus, en raison d’un gros manque de saveur dans le titre, vous aurez vite fait d’arrêter de rejouer 400 fois pour 3 pièces (oui j’abuse un peu) et donc délaisser l’achat des nouveaux personnages et nouveaux niveaux au profit peut être d’accessoires de personnalisation inutiles.

CONCLUSION

Super Bomberman R est une réelle déception. Dommage, l’idée de départ était bonne mais, Konami n’a pas su proposer un titre digne de ce nom qui aurait su satisfaire les fans et surtout les nouveaux joueurs. Trop complexe, pas assez de contenu, pas vraiment très maniable, le titre s’offre un peu de dignité à travers son multijoueur local et c’est tout.

  • Super Bomberman R pour qui quoi ? Les soirées entre potes ou en famille, si tu possèdes assez de joycons pour tout le monde.

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Test du jeu effectué sur Nintendo Switch (version digitale) via une clé envoyée par l’éditeur.

L’avis des blogueurs et des pros :

  • GeeksAndCom : « Sans révolutionner la franchise, Super Bomberman R marque le grand retour de la série avec un jeu de lancement pour la Nintendo Switch. » 7,5/10 – lire le test
  • GameHope : « Un vent de fraîcheur sur une licence qui ne vieillira jamais, ce Super Bomberman R sur Switch est l’un des incontournables de la console pour l’instant. » – lire le test
  • WarLegend : « Il a sûrement des qualités, au fond… C’est juste qu’elles sont sûrement très bien enfouies et donc invisibles. » 4/20 – lire le test

Quelques vidéos :